Toiture plate cherche Panneaux photovoltaïques

20 juin 2009

Entretien avec Kelly Truman, Vice President de Solyndra, en charge du marketing, des ventes & et du développement.

Le fabricant de panneaux photovoltaïques Solyndra a choisi de se focaliser sur les toitures plates de bâtiments commerciaux, au travers d’une offre spécialisée. Cette jeune société californienne, qui fête tout juste son quatrième anniversaire et qui est entrée en phase commerciale l’été dernier, dispose d’un centre de production entièrement automatisé de près de 28000 mètres carrés. Le marché européen du photovoltaïque étant particulièrement dynamique, Solyndra a déjà ouvert des bureaux en Europe, à côté de Berlin.

Cleantech Republic : Comment est née Solyndra ?

Kelly Truman : Chris Gronet, notre CEO, a eu l’idée de se positionner spécifiquement sur un segment du marché photovoltaïque encore largement inexploité, celui de la toiture de bâtiments commerciaux. Tout toit plat de grande taille convient, qu’il s’agisse d’un magasin, d’une usine, d’un entrepôt, d’une école ou autre. Ces toits plats représentent 3 milliards de mètres carrés aux Etats-Unis et à peu près autant en Europe. Ils sont parfaits pour déployer du photovoltaïque, un type d’énergie renouvelable à faible coût ; ils représentent un potentiel total de 300 gigawatts. A titre de comparaison, 6 gigawatts photovoltaïques ont été installés l’année dernière, au niveau mondial.

En quoi votre offre se distingue-t-elle des systèmes photovoltaïques existants ?

Les panneaux photovoltaïques conventionnels sont installés en position inclinée, de manière à maximiser la production d’énergie, et les rangées sont espacées afin d’éviter que les panneaux ne se fassent de l’ombre. Cela signifie qu’une grande partie de la surface des toits, et en conséquence, des rayons de soleil, n’est pas exploitée. Notre dispositif photovoltaïque en trois dimensions avec capteurs cylindriques (NDLR : un panneau est constitué de quarante tubes parallèles légèrement espacés maintenus par un cadre) permet une importante production d’énergie à partir d’une position horizontale.

Cela permet à nos panneaux de couvrir la quasi-totalité de la surface du toit, chose qu’aucune technologie photovoltaïque conventionnelle n’est capable de faire. Et cela, en exploitant à la fois la lumière directe, diffuse et réfléchie, tout au long de la journée. Il en résulte une quantité d’énergie supérieure de 25 à 100% à celle produite par les systèmes conventionnels, selon le type de toit. Enfin, même s’il est toujours préférable de tourner le panneau dans le sens nord-sud, son orientation n’a que peu d’importance puisque la production d’énergie ne baisse pas plus de 1% lorsqu’on le décale de 45° de la position idéale.

Quel impact au niveau de l’installation ?

L’installation n’engendre que de faibles coûts. En raison de la forme cylindrique des récepteurs et des espaces qui les séparent, nos panneaux n’opposent pas de résistance au vent. Il n’est donc pas nécessaire de les fixer au toit ni de les lester. Il suffit de les poser. Cela réduit le temps d’installation d’un tiers, et le coût d’installation de moitié. La forme cylindrique a d’autres avantages. Le matériau photovoltaique que nous avons choisi, de type de couche mince CIGS (NDLR : Copper Indium Gallium Selenide), à très haut rendement, est très sensible à l’humidité. Nous pouvons placer un bouchon hermétique aux extrémités du cylindre, que nous scellons en fusionnant métal et verre, selon un procédé proche de celui utilisé pour les bulbes fluorescents, mais encore plus solide.

Votre activité commerciale progresse-t-elle hors des Etats-Unis ?

Nous avons commence à livrer nos produits pour réaliser les tests initiaux il y a environ un an, puis les premières livraisons commerciales ont eu lieu en juillet 2008. Une grande partie de nos clients se trouvent en Europe. Le marché y est plus important, en raison de l’influence des mesures incitatives des gouvernements. C’est la raison pour laquelle le marché allemand est par exemple si dynamique, alors qu’en matière d’ensoleillement, l’Allemagne serait plutôt proche de l’Alaska. Lorsque le coût des installations photovoltaïques baissera, ces mesures incitatives ne seront plus nécessaires, et l’on verra de larges déploiements aux Etats-Unis, qui bénéficient d’un grand ensoleillement. Tout récemment, le complexe cinématographique de Cinema West à Livermore en Californie a été équipé d’un système Solyndra de 132 kWc.

Peut-on envisager d’autres options de déploiement que ceux sur toits plats ?

Nous vendons nos produits à des intégrateurs solaires, ainsi qu’à des fabricants de toiture, qui vendent nos produits en complément des leurs. Nous n’avons pas défini de spécifications de montage. Certains clients explorent les possibilités en façade, mais nous avons concentré toute notre ingénierie sur les déploiements sur des toitures plates.

Une entreprise peut-elle espérer atteindre l’autosuffisance électrique ?

Non. Car dans un magasin, la quantité d’énergie nécessaire par mètre carré dépasse ce que le toit est susceptible de fournir à partir de l’énergie solaire. Il est facile de réduire à néant la facture d’électricité d’une maison, mais les magasins et bureaux sont beaucoup trop gourmands en électricité. Le cinéma de Livermore par exemple a réussi à réduire sa facture d’électricité d’environ 45%.

source : cleantechrepublic.com

Un château d’eau transformé en cumulus solaire urbain

20 juin 2009
Spécialisée en R&D des solutions renouvelables, Elioth, filiale du groupe Iosis, propose de transformer un château d’eau désaffecté en « pile thermique urbaine ». Une première. L’installation de 500 m² de capteurs solaires permettrait de chauffer l’eau, capable alors de couvrir les besoins d’une partie des logement d’un quartier de Montreuil (Île de France), en pleine rénovation.
Le département Elioth (filiale du groupe Iosis), spécialisée en R&D sur les solutions d’énergies renouvelables, vient de remettre à l’office HLM de la ville de Montreuil (93), une étude de faisabilité originale qui prévoit la transformation du château d’eau abandonné du Bel Air en pile thermique urbaine, véritable « cumulus géant ».
Au cœur d’un quartier aujourd’hui en pleine rénovation, l’édifice, construit en 1936, n’est plus exploité depuis cinq ans par le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France par manque de rentabilité. « Le caractère de l’ouvrage, bien accepté des riverains et symbole du quartier, associé à son bon état général, ont conduit la municipalité et son sénateur maire, Madame Dominique Voynet, à revenir sur la décision de détruire l’édifice et à explorer les potentialités de sa valorisation sociale et environnementale », explique un responsable d’Elioth.

Un quartier en plein développement

C’est dans ce contexte que, fin 2008, le bureau d’étude a répondu à l’appel à idées lancé par la ville pour la valorisation durable de l’ouvrage en proposant de transformer ce réservoir d’eau potable en un « cumulus » urbain stockant l’énergie thermique d’origine solaire et la distribuant l’hiver. L’installation de 500 m² de capteurs solaires, associés au stockage du château d’eau, permettrait, selon le projet, de couvrir les deux tiers des besoins en chauffage des 65 futurs logements basse consommation construits à proximité et d’alimenter près de la moitié des besoins en eau chaude sanitaire de plus de 200 autres logements réhabilités. « Grâce à la quantité et à la compacité du volume d’eau contenue dans le réservoir, un niveau d’isolation équivalent à celui d’un bâtiment neuf est suffisant pour maintenir l’eau à haute température (70 °C) jusqu’en hiver », précise Elioth. Une boucle de circulation d’eau chaude permettrait d’alimenter la chaufferie principale du quartier, située à une centaine de mètres, l’ensemble du système se régulant automatiquement en fonction des besoins par sondes de températures.

Purifier l’eau grâce au soleil

20 juin 2009

Le projet de recherche européen Solwater vient de déboucher sur la mise au point d’un système de détoxication photocatalytique de l’eau potable.

Appelé Solardetox, ce dispositif autonome de photoréacteurs solaires utilise l’énergie lumineuse pour décontaminer l’eau sans produits chimiques. Des catalyseurs fixes de dioxyde de titane et des complexes de ruthénium génèrent des radicaux hydroxyles et de l’oxygène moléculaire qui éliminent les matières organiques dissoutes et les micro-organismes présents.

Les deux appareils en tests traitent entre 20 et 40 l par jour. Une technologie prometteuse dans les régions isolées.

source : environnement magazine

Le Robinet Ecologique

20 juin 2009

La société normande fondée par Mathias Estais et Jean-Yves Corbin, concepteurs designers depuis plus de quinze ans, vient de mettre au point un système ingénieux et révolutionnaire : un robinet qui empêche l’eau de couler inutilement.

Il fallait y penser : inventer une nouvelle découpe de cartouche de mitigeur, une pièce en céramique capable de contrôler le débit de l’eau et d’éviter les gaspillages. Comment ? Très simplement : le mitigeur équipé du nouveau procédé baptisé « Ecopush » permet d’utiliser l’eau par petits jets limités. En poussant le levier vers le bas, on fait couler l’eau. Et lorsque l’on le relâche, il revient à sa position initiale, interrompant l’écoulement.

Sinon, le mitigeur conserve ses propriétés habituelles : la température se règle horizontalement et le débit se gère en tirant le levier vers le haut. Plusieurs niveaux de débit sont par ailleurs possibles, ainsi qu’une temporisation. Selon Capital Innovation, on pourrait ainsi économiser jusqu’à 6 m3 d’eau par an et par mitigeur pour une famille de quatre personnes.

La cartouche n’entraîne de plus pas de surcoût de production : seules des modifications mineures dans la conception des robinets sont à réaliser, comme le débattement du levier ou l’insertion d’un ressort. Une installation simple, pratique, et sans contrainte particulière.

Bientôt dans le monde entier ?

Les concepteurs ont eu l’idée du mitigeur économiseur d’eau durant la canicule de 2003. Après cinq ans de recherche et un investissement total de 50 000 euros, la cartouche est désormais brevetée. Une invention qui vaut de l’or : 30 millions de mitigeurs sont en effet produits chaque année en Europe et aux Etats-Unis. Et le marché asiatique dépasse les 100 millions d’unités.

Ne reste plus qu’à Mathias Estais et Jean-Yves Corbin à trouver un équipementier de la robinetterie intéressé par l’achat de la licence d’exploitation du brevet. Si Ecopush rencontre le succès escompté, toutes les marques de mitigeur pourraient en être équipées dès 2010.